Il était une fois... le Pimené

Publié le par Caro

Comme vous le savez peut-être, Jean-Michel est en vacances, bien méritées, pour le mois de septembre. Il a enfin pu programmer une randonnée pédestre dont il nous parlait depuis bien longtemps. Et c'est ainsi qu'un petit groupe d'irréductibles marcheurs (juste marcheurs pour le moment...) comprenant Jean-Mi, Christine, Pierrot, Alain, Yves et Caroline, se retrouve à Argelès-Gazost aux alentours de 6h15 par un dimanche matin à la météo capricieuse. Qu'à cela ne tienne ! Nous sommes bien décidés à gravir le Pimené,  sommet fort sympathique, accompagné de son petit frère juste à côté, au nord-est du cirque de Gavarnie. C'est l'occasion de visiter la maison de Jean-Mi à Gavarnie, qui domine le village et regarde vers le cirque et qui fut le théatre d'une partie de la vie de Jean-Mi et sa famille.
Départ assez raide derrière ladite maison, sentier longeant un petit ruisseau puis rapidement les pentes montagneuses pleines... d'herbe !! De gros nuages bien épais sont accrochés sur les sommets du cirque, nous empêchant d'admirer le panorama tant espéré. C'est en peinant, soufflant, zigzaguant sur ces grandes pentes que nous traversons le plateau d'Alans avec sa petite cabane. Nous cherchons parfois notre chemin dans toute cette herbe qui nous entoure puis nous arrivons vers la roche pour gravir un sentier qui nous mène jusqu'au col du Pimené... que Jean-Mi franchit sur les genoux. Mais personne n'est dupe, c'est de la blague. Jean-Mi c'est un vrai cabri en montagne. Comme au Bourdalat, il coure dans tous les sens. Tu l'imagines à 30m derrière toi, tu souffles deux fois, tu te retournes, il est là ! Incroyable !
Nous changeons alors de versant et notre regard bascule vers le cirque d'Estaubé avec sa couronne de sommets qui précèdent ceux du cirque de Troumouse puis au loin la Munia.
Plus vers l'est on aperçoit le pic Long et à nos pieds, la vallée de Héas. La dernière partie se mérite pour les sensibles du vertige (nous devenons grimpeurs), il faut poser les mains, assurer les pas... ne pas trembler, mais ça passe. Nous partageons le sommet quelques minutes avec un couple de retraités de l'Ariège, croisés un peu plus tôt sur le sentier. La discussion nous apprend que depuis quelques années de retraite, ils totalisent pas moins de 150.000m de dénivellation par an !!! 150km si vous préférez. Ce jour là ils en étaient à leur 146ème sortie de l'année ! De quoi nous laisser songeurs avant d'aborder la descente... qui met à l'épreuve les articulations de quelques-uns d'entre nous mais n'entame en rien notre bonne humeur.
Nous décidons sagement de quitter les sommets (petit et grand Pimené) pour nous arrêter déjeuner juste en-dessous du col. Il vaut mieux en effet assurer nos pas après un repas qui se révèle pantagruellique: saucisson, pâté, jambon sec, salades maison, roti de porc maison, camembert ou crème de Roquefort au choix, biscuits au chocolat et bien-sur le sacro-saint jus de raisin qui rend gaie toute l'équipe (nous sommes maintenant de bons vivants).
Au moment du départ le lever est terrible ! Aïe les cuisses, aïe les genoux, aïe les chevilles... Mais il faut bien redescendre ! On ne va quand même pas appeler l'hélico ??!!! Pourtant moi j'aurais bien été partante pour mon baptême de l'air... j'aime pas les descentes !!!

Nous faisons une pause pipi près du refuge des Espuguettes déjà fermé d'où Jean-Mi lance un dernier appel à Tiphaine qui se prépare alors à rejoindre Paris pour prendre son avion pour l'Afrique. Le téléphone tourne, on s'embrasse, on se souhaite plein de bonnes choses... et on reprend la descente... pffeuuuu... A un moment Alain s'intéresse fortement à un troupeau de vaches, il se plante d'ailleurs bien au milieu, Christine et moi nous demandant alors ce qu'il fabrique. Il cherche la marque d'appartenance car il lui semble les connaître ! Nous atteignons enfin le refuge de l'ASPTT qui se prépare à fermer le lendemain et faisons une pause... digestif et café ! Des bruits de cavalcades précèdent l'arrivée soudaine de deux cavaliers que bien-sûr, Jean-Mi, Alain et Pierrot connaissent... Le monde est petit vous ne trouvez pas ? En tout cas, partis pour une rando pédestre nous aurons croisé des chevaux en patûre à la montée et vu deux superbes chevaux (tout dégoulinant de sueur) au retour. Nous quittons enfin tout ce beau monde pour suivre le superbe sentier en balcon qui surplombe le chemin du cirque et nous mène jusqu'à l'Hotellerie où nous ne manquons pas de faire une nouvelle halte. Jean-Mi connaissant beaucoup d'anecdotes et d'histoires et beaucoup de gens dans la vallée, nous effectuons une visite amicale de courtoisie très plaisante pour notre petit groupe (et nos genoux). Quelques averses suivies de belles éclaircies ponctuent notre randonnée. C'est ensuite l'herbe verte de la Prade qui accueillent nos derniers pas où nous nous laissons aller à débattre de la biodégradabilité de nos déchets alimentaires en montagne. Promis, je ne ferai plus aucun commentaire la prochaine fois ! Nous passons près de la tombe de François François (j'ai bien compris JM ?), jetons un coup d'oeil admiratif et émerveillé sur la belle montagne que nous venons de gravir et regagnons nos voitures.Ce fut une belle journée d'effort, de bonne humeur et de fou-rires, de partage et de convivialité. Pour une prochaine randonnée Jean-Mi nous a déjà parlé du lac de la Bernatoire, cette fois-ci à l'ouest de Gavarnie. Si d'autres sont tentés pour partager une telle journée, qu'ils n'hésitent pas à nous rejoindre ! C'est un grand bol d'air assuré dans la décontraction la plus enjouée...

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Sonia 21/09/2007 17:58

Waaw ! C'est joliie !!Et est ce que pour les festivals qu'il y a sur l'article précédent (fête du cheval, CC *** etc...) Des sorties comme pour Equestria sont prévues avec le club ?A BIENTÖT ET mERCII ¨¨ sO.
 

Caro et compagnie... 04/10/2007 23:43

Pour les différentes dates et manifestations à venir, il faut voir avec Beñat et Gauthier.Salut So.

katia 21/09/2007 12:05

LIre cela quand on est pas loin de la mer, cela fait envie ! La verdure ... les herbes, et encore la verdure !Quant à la balade à pied, elle prépare bien celle à cheval, car que je sache faut savoir se tenir sur une selle et être cool avec le cheval. J'ai vu un superbe reportage à la TV sur des chevaux sauvages apprivoisés ... une belle complicité entre l'homme et la bête.Bonnes autres balades !